
Crocs poursuit la diffusion des verbatim du procès Sarkozy-Kadhafi avec le témoignage de l’ancienne patronne du géant nucléaire Areva, venue le 30 janvier tailler un costume à l’ancien président et son homme de confiance Claude Guéant, ridiculiser leur obsession libyenne et en rajouter une couche sur les intermédiaires douteux qui gravitaient en 2007-2012 autour de l’Elysée.
Ce procès, plutôt mal couvert par la presse française dont une partie est liée aux proches de Sarkozy, doit être suivi bien sûr d’abord sur Les Jours, où la formule permet de développer en format long et avec des angles tous les recoins et les personnages de cette affaire romanesque et très instructive sur les coulisses du pouvoir. Ici, je vous proposerai en plus les verbatim des auditions les plus marquantes.
Anne Lauvergeon, 65 ans, « n’est pas du genre à se laisser impressionner ». C’est Nicolas Sarkozy qui l’a dit lui-même au tribunal le 30 janvier, quand il a essayé de tempérer les coups portés à sa défense par le témoignage de celle qu’on appelait aux USA « Atomic Anne », quand elle dirigeait le géant du nucléaire français Areva (2001-2011), alors numéro un mondial de la filière, à ce moment intégrée (services, réacteurs, combustible, retraitement des déchets).
Elle a été entendue par le tribunal sur le memorandum puis l’accord signés à l’initiative de Sarkozy entre la France et la Libye de Kadhafi, respectivement en juillet et décembre 2007, qui ouvraient la possibilité de négociations commerciales pour la livraison d’une centrale nucléaire à Tripoli. L’accusation voit cet épisode comme une contrepartie à la corruption de la campagne Sarkozy. Cette affaire a été perçue déjà à l’époque par certains comme une incongruité, concernant un régime conduit par un dictateur fantasque et sans aucune expérience dans l’énergie atomique. La défense de Sarkozy et l’ex-chef d’Etat soutiennent qu’il s’agissait d’un geste diplomatique sans implications concrètes véritables.
Anne Lauvergeon, qui a été à ses débuts conseillère économique de François Mitterrand, puis secrétaire générale adjointe de l’Elysée en 1990 et conseillère diplomatique en 1990-1995, a une forte expérience du plus haut niveau du pouvoir. Elle a gardé des postes qu’elle a occupés l’image de la « femme puissante » par excellence. Ses divergences avec Sarkozy sur le dossier libyen étaient notoires déjà à l’époque, et son livre publié après son départ de l’entreprise en 2012, intitulé « La femme qui résiste », a été versé au dossier judiciaire et exploité par les enquêteurs.
La présidente du tribunal Nathalie Gavarino fait un bref rapport sur le volet nucléaire du dossier judiciaire, où elle relève qu’Anne Lauvergeon a relaté dans son livre qu’elle avait reproché à Sarkozy d’avoir mis en place « un système parallèle ». Il y a dans le dossier des traces d’une demande libyenne de coopération nucléaire dès 2004-2006. Les archives de l’un des intermédiaires supposés de la corruption présumée, le Franco-Libanais Ziad Takieddine, font mention de ce sujet du côté libyen. Le fils de Kadhafi, Saïf al Islam, a aussi dit durant l’enquête que la Libye voulait avoir un réacteur nucléaire civil, pour alimenter une usine de dessalage d’eau de mer, une opération très énergivore. L’intérêt pour la Libye était d’économiser du pétrole et/ou du gaz dans cette opération et augmenter de ce fait ses recettes d’exportation.
- (La présidente) Bonjour madame, veuillez nous donner votre nom, prénom, âge, profession.
- (Lauvergeon) Lauvergeon Anne, je suis née en août 1949, chef d’entreprise
- (P). La procédure prévoit que vous déposiez spontanément et qu’ensuite, nous vous posions des questions.
- (L) Je n’ai pas de déclaration liminaire à faire.
- (il y a ensuite un bref échange pour présenter Areva et ses spécialités, son importance à l’époque, le fait que l’entreprise était contrôlée par l’Etat, que EDF était un client représentant 25% de son chiffre d’affaires, et qu’Areva avait des concurrents américain, russe, japonais et chinois.)
- (La présidente) Quels étaient les liens d’Areva avec la Libye à l’époque des faits ?
- (L) Dans la partie nucléaire, nous n’avions aucun lien avec la Libye, nous ne pouvons travailler que s’il y a un accord de coopération et l’autorisation des autorités françaises
- (P, elle rappelle le memorandum et l’accord franco-libyen de 2007). Avant cela, il n’y avait rien ?
- (L) Non, la Libye faisait partie des pays avec lesquels il n’y avait aucun lien nucléaire possible. Ils avaient accumulé de l’uranium, 1600 tonnes stockés. Il n’y avait jamais de relation sans accord de coopération.
- (P, elle mentionne un témoignage fait devant une commission d’enquête parlementaire) N’y-a-t-il pas eu une mission exploratoire en Libye décembre 2004 ?
- (L). Je n’ai pas été informée de ça, du tout.
- (P). Le Commissariat à l’énergie atomique (français) avait pourtant retenu des thèmes de coopération limité, dans un accord d’entente en 2005 ?
- (L) Ça ne nous concernait pas directement, puisqu’encore une fois, sans accord de coopération, le sujet n’existe pas. Je dois dire qu’à titre personnel certains pays ne nous semblaient pas des destinations évidentes pour le nucléaire civil.
- (P) Pourquoi ?
- (L) On ne vend pas seulement un réacteur, il faut des structures et un autorité de sûreté solide, avec un président indépendant pour cette institution, qui ait une autorité réelle et puisse arrêter un réacteur en cas de problème. Dans certains pays, les conditions n’étaient pas remplies. On ne pouvait pas imaginer en Libye que quelqu’un puisse dire ‘je vais fermer le réacteur’ sans incidence forte sur sa vie ou sa carrière… Ça ne nous paraissait pas un but commercial pour nous.
- (la présidente revient sur l’accord de recherche passé par la Libye avec le CEA français)
- (L) Il y avait des accords de recherche variés, qui ne voulaient pas dire qu’on passerait à un accord commercial. On ne peut pas vendre du nucléaire civil à un pays qui ne fonctionne pas de manière rationnelle ! (elle insiste sur le mot) Je ne dis pas démocratique, je dis rationnelle !. (…) La Libye était considérée comme un pays posant problème, on restait sur les attentats de 1988 et 1989 (NDCB : l’attentat en 1988 contre un vol de la PanAm en Ecosse avec 270 morts et l’attentat contre un vol de la compagnie française UTA en 1989 au dessus du Niger avec 170 morts. Les enquêtes avaient établi dans les années 1990 qu’ils avaient été menés par la Libye et particulièrement le beau-frère de Kadhafi Abdallah Senoussi, patron du renseignement, voir notes précédente sur le procès sur ce blog)
- (La présidente évoque une histoire de délégation libyenne reçue en France en 2007, Lauvergeon répond que c’était dans le cadre d’une affaire portant sur des réseaux électriques. Il est question d’autres dossiers d’exportation du nucléaire puis on en vient à la Libye)
- (Présidente) Concernant l’accord signé en juillet 2007 avec la Libye, vous n’y avez pas été associée ?
- (L). Non. C’est moyennement surprenant, c’était plutôt l’affaire du ministère des Affaires étrangères et du Commissariat à l’énergie atomique. En général, c’étaient des procédures qui duraient très longtemps… Là, on l’a découvert,… ça a été très rapide.
- (P) C’était une rapidité atypique ?
- (L) La vitesse, oui c’était très atypique. Très souvent, les nouveaux accords prennent beaucoup de temps, avec beaucoup d’allers-retours, de discussions. On était dans un contexte particulier, il y avait le sujet des infirmières, je ne sais pas ce qui s’est passé, mais en effet c’est allé très vite. (NDCB : cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien détenus en Libye sous l’accusation d’avoir inoculé le sida à des enfants libyens – un dossier devenu alors un sujet mondial – ont été libérés mi-juillet 2007 après une négociation internationale conclue lors d’un voyage de Cécilia Sarkozy et Claude Guéant à Tripoli).
- (P) L’accord était lié au dossier de la libération ?
- (L). C’est l’interprétation de la presse à l’époque, je n’ai aucune information particulière
- (P) Quelle a été la suite du mémorandum ?
- (L) Ça ouvrait, d’un point de vue légal, la porte à de possibles discussions sur la vente de nucléaire civil, ce que souhaitait Kadhadi, acheter un ou deux réacteurs. Nous n’avons pas changé d’avis sur le fait que les conditions en Libye n’étaient pas réunies. Il était dit que c’était pour le dessalement d’eau de mer (…), mais ça ne change rien sur le problème de la centrale elle-même. L’autorité de sûreté reste le problème majeur, et sa capacité à avoir un plein exercice de droit dans ses missions. (…) Nous étions un peu à front renversé, alors que c’était nous les vendeurs potentiels, nous disions ‘attention’ et l’Etat poussait à la roue.
- (P) A qui disiez vous ‘attention’ ?
- (L) Ça ne nous semblait pas raisonnable, il y a des pays qui ne sont pas prêts à assumer des responsabilités de ce type.
- (P) A qui vous le disiez ?
- (L) Personne ne m’en a beaucoup parlé, entre juillet et décembre on était sur un mémorandum, après c’était un accord, on a pas été très dynamique…
- (P). Vous en avez parlé avec MM. Guéant, Sarkozy , le ministre des Affaires étrangères ?
- (L) J’en ai parlé avec Claude Guéant, mais pas avec le président de la République. A l’époque, nos relations étaient déjà assez dégradées. J’ai reçu beaucoup d’appels du ministère des Affaires étrangères, beaucoup comptaient sur notre passivité ! Vu ce qu’on connait de la suite des événements, heureusement qu’on ne l’a pas fait…
- (P) Quelle a été la réponse de M. Guéant quand vous lui en avez parlé ?
- (L) Sa réponse, c’était que (ce projet ) était formidable… J’en ai parlé une dernière fois au printemps 2010 lors d’une réunion à l’Elysée, il a fait état d’une visite en Libye, le sujet du nucléaire libyen était encore très haut. Il y avait aussi Henri Proglio (alors patron d’EDF et rival de Lauvergeon pour le leadership du nucléaire, NDCB)
- (P) M. Guéant a-t-il été insistant ?
- (L) Oui, avec Proglio, qui avait le vent en poupe, c’était logique qu’il s’en occupe. Je n’en ai plus entendu reparler ensuite
- (P). M. Proglio était le chef de file du nucléaire ?
- (P) C’était le titre qu’il s’était donné. Il s’agissait de dire que EDF était le maitre du jeu. C’est une décision qui s’est imposée à nous. J’ai vu une fois lors d’une visite en France le patron du nucléaire libyen, il y a eu aussi un des fils du colonel Kadhafi qui s’est joint à nous à la fin de la réunion pour dire qu’il était tout à fait prêt à développer le nucléaire. Mais on a jamais discuté de quoi que ce soit de précis.
- (P) Etait-ce Saïf al Islam ?
- (L) Je ne sais pas. Quelqu’un de grand et d’élégant.
- (P) Vous dites qu’il y avait des réticences du quai d’Orsay et de Matignon. Qui était favorable : l’Elysée ? D’où saviez vous ça ?
- (L) Tout le monde savait qu’un accord de politique nucléaire passé avec la Libye aussi vite ne pouvait l’être qu’avec un accord politique très fort. (…) Un certain nombre de gens dans le système de l’Etat, diplomates et Matignon, me passaient des coups de fil discrets sur le thème, « faut pas mollir, tu tiens bon ».
- (P) A quoi était due la dégradation de vos relations avec M. Sarkozy ?
- (L) ll m’a proposé d’être ministre, j’ai refusé. (en 2007, NDCB)
- (P) Ça explique la dégradation ?
- (L) Oui, je pense… Peu de temps après, dans une réunion à l’Elysée où j’étais, il a donné l’exemple de son secrétaire général adjoint, qui lui avait laissé son travail, alors que certains, a-t-il dit, s’accrochaient pour des raisons mercantiles à leurs postes industriels…. L’accès au président de la République est devenu extrêmement restreint pour moi.
- (P – elle fait référence à son livre et en cite un passage) Que voulez-vous dire quand vous parlez de « système parallèle » ?
- (L) Je donne un exemple. De but en blanc, avait été installée en 2009 une commission sur la refonte du nucléaire français, ce qui en terme de marketing international n’était pas extraordinaire. Toute les réunions avaient lieu dans la banque de François Roussely (patron d’EDF de 1998 à 2004, puis d’une banque suisse, NDCB) et avec ses collaborateurs, tout était fait à l’époque pour que ça se termine du côté d’EDF , on a vécu des choses pénibles. Par ailleurs, des intermédiaires étaient très présents, M. Djouhri (intermédiaire supposé de la corruption, prévenu au procès, NDCB) était très important… Je refusais de le rencontrer, il jouait un rôle très significatif… Le nucléaire n’est pas une industrie comme les autres, c’est une technologie qu’il faut connaitre. Notre obsession était de vendre à des pays fiables et de garder notre technologie. Je pense qu’à l’époque, j’étais très déçue que la France ait oublié 60 ans où la dimension de la technologie était essentielle. Le fait de garder cette technologie était évident, mais ça devenait un sujet secondaire.
- (P-elle en revient au livre) Vous dites avoir « vu à l’oeuvre Claude Guéant » ? Que voulez-vous dire ?
- (L) Il m’a par exemple demandé d’utiliser des intermédiaires que je ne pouvais en aucun cas recevoir.
- (P). M.Djouhri ?
- (L) Non, il n’avait pas besoin d’une relation avec moi.
- (P) Ziad Takieddine ? (autre intermédiaire présumé de la corruption, en fuite au Liban et prévenu au procès, NDCB)
- (L). Non, c’était plus sur l’Afrique du Sud, le Kazakhstan… Il y avait à chaque fois le spécialiste du pays. (elle cite un nom et dit ne pas se souvenir de celui du second proposé par Guéant)
- (P). Pouvez vous détailler les règles de prudence dans la vente de réacteurs ?
- (L) Si on s’était engouffré dans la brèche qui était ouverte, on aurait vendu en 2008 un réacteur à Kadhafi, et on se retrouvait en guerre avec lui ! Au passage, ça a créé beaucoup d’émotion avec d’autres pays, qui avaient beaucoup de mal à comprendre.
- (P) Kadhafi voulait un ou deux réacteurs ?
- (L) La Libye voulait le maximum de puissance mais on n’est jamais rentrés dans une discussion. (elle mentionne un émissaire libyen qu’elle a rencontré) Il n’avait pas l’intention de faire un appel d’offres.
- (La présidente évoque le fait que Nicolas Sarkozy voulait vendre du nucléaire aux pays arabes en expliquant qu’il fallait faire fi du préjugé selon lequel on ne pourrait pas le faire avec des pays musulmans).
- (L) Je ne vois pas pourquoi non plus, parce qu’un pays est musulman, on doit lui vendre du nucléaire… Il y a un énorme travail avant de vendre un réacteur pour un pays qui est un primo accédant. Vous partez de zéro,… L’autorité de sûreté, il faut la former, les équipes il faut les former, le design du réacteur doit être arrêté avec toutes les garanties de sécurité, c’est un triangle…. il y a avait une mode qui consistait à dire, pour les primo accédants, on peut leur vendre un design allégé, quelque chose de beaucoup plus bas de gamme… Je me suis permis de dire que le triangle, on ne peut pas s’évader de ça. On ne peut pas leur fournir un design dégradé… Mais j’avais un peu de mal à expliquer ça.
- (P) Qui disait ça ?
- (L) Proglio et beaucoup de gens, c’était dans l’air. J’étais seule avec Areva à défendre une vision différente. On a été aidés par l’Autorité de sûreté française qui a dit qu’on ne pourrait pas vendre à l’étranger des réacteurs qui ne seraient pas autorisés en France.
- (P) Combien de temps prend normalement le processus de vente d’un réacteur à l’étranger ?
- (L) Ça dépend des pays, de leur maturité.
- (P) Un ordre de grandeur ?
- (L) Des années. Mais dans le logiciel de Kadhafi, c’était beaucoup plus rapide.
- (La présidente donne la parole à ses assesseurs. Le premier revient notamment sur les garanties à prendre lors d’une vente et la position concurrentielle d’Areva à l’époque)
- On est en concurrence sur tous les appels d’offres. On est numéro un mondial. On ne parle pas d’exportation d’usines de petits pois.
- (un assesseur la relance sur la présence de Djouhri à l’Elysée)
- (L) Djouhri était très présent. (elle explique qu’on ne peut pas remettre le nucléaire à des telles personnes)
- (Une autre question cherchant à savoir si elle avait eu une conversation avec Nicolas Sarkozy sur le réacteur libyen)
- (L) Non. J’étais plutôt aux abris, je considérais qu’il y avait des choses qu’il valait mieux ne pas expliciter.
- (La parole est ensuite donnée aux procureurs puis aux avocats des parties civiles, qui reviennent sur la présence de Djouhri et d’autres intermédiaires à l’Elysée. On lui demande si cette présence peut être accidentelle)
- (L) Je ne pense pas qu’à l’Elysée on rencontre des gens accidentellement… J’ai toujours refusé de les rencontrer, ce sont des gens qui prennent des pourcentages, on ne sait pas ce qu’ils font. Pour moi la Libye, c’était une grande imprudence. Un réacteur, ce n’est pas quelque chose que l’on vend à la sauvette et dont vous n’entendez plus parler après. Il faut faire attention à tout.
- (On lui demande si elle explique ce rôle des intermédiaires sous la présidence Sarkozy)
- (L) Certaines personnes ont parfois une sorte de vertige du pouvoir…. J’ai été à l’Elysée. Je sais ce que c’est.
- (La présidente donne la parole à la défense, et les avocats de Nicolas Sarkozy posent quelques questions sur le fait qu’elle a gardé son poste jusqu’au terme de son mandat en 2011. La présidente libère Mme Lauvergeon qui quitte la salle. Puis elle appelle à la barre Nicolas Sarkozy qui a écouté l’audition assis sur le banc de prévenus, à deux mètres d’elle, l’air très crispé. Lauvergeon ne lui a pas adressé un regard)
- (P) Une réaction à cette déposition ?
- (Sarkozy). Oui, Mme la présidente…Je lui ai proposé d’être ministre, c’est exact, du fait du principe d’ouverture… Mme Lauvergeon est une socialiste revendiquée, elle était la protégée de Mitterrand. Elle m’a demandé de la garder à la tête d’Areva, qui était un poste très confortable. Elle a fini son mandat. Ça a été un long chemin de croix, car Mme Lauvergeon , qui a beaucoup de qualités, ne s’entend avec personne et la filière se battait entre EDF, Areva et Alstom. La femme qui dit non ? Elle a dit non à quoi ?
- (La présidente lui fait remarquer que le titre du livre est « la femme qui résiste » et pas « qui dit non »)
- Oui.. Bon. Il n’a jamais été question qu’il y ait un contrat, une réunion avec les Libyens.
- (L’audience est suspendue plus tard après de nombreuses questions de toutes les parties à Nicolas Sarkozy qui développe cette position selon laquelle les accords nucléaires étaient une sorte de leurre à visée diplomatique)